Fundació Vila Casas
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Exposition virtuelle

Gabriel


PLEC_TOPOS
Début 30/08/2018
Exposition réalisée le 21 Janvier au 20 Mars 2010, à Fundació Vila Casas

L’art a été une traversée des questions

Rafael Argullol

 

  1. G. — Le déploiement du corpus de mon œuvre me conduit, parallèlement à son exécution, à l’exploration de l’idée d’art stricto sensu, mais aussi, dans la mesure où elle appartient à un temps culturel, à l’observation de l’espace de perceptions et de considérations dans lequel elle surgit. Convaincu que le statu quo actuel qui détermine le tissu évaluatif institutionnel opère en habilitant un certain paradigme qui dissocie génériquement la forme du concept et enferme l’horizon d’intentions de l’art dans la construction de spéculations visuelles assujetties à une justification contingente, généralement avec...

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EXPOSITION DE PEINTURES: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Imminència de la immanència
2009
Sculpture
Acier inoxydable et aluminium coulé peint

Gabriel conçoit son œuvre comme une refondation de la forme. Ses sculptures, inscrites dans l’abstraction, parlent de la recherche de nouvelles formes artistiques. Si la peinture abstraite nous délivre une information sur la peinture en tant que telle, dans un travail d’autoréférence, il en va de même de la sculpture de Gabriel. Celle-ci aborde autant la forme et les procédés de cette discipline, que le retour aux origines, à l’être humain, au mysticisme, à l’incertitude du destin et à l’inquiétude métaphysique. Dans cette œuvre, hantée par les modalités de la représentation, les matériaux occupent une place importante. Et ils sont hétérogènes : verre, fer, eau ou néon, en passant par des éléments plus organiques, tels la peau de serpent et le bois.
Metatron
2007
Sculpture
Bois couvert de clous

Les œuvres de cette exposition nouent un dialogue entre les éléments créés par la nature (tous ceux qui surgissent accidentellement) et l’artifice d’autres matériaux, avec les « heureux accidents » de leur modelage. Elles mettent face à face deux mondes et créent de l’incertitude, aussi bien chez le créateur que chez le spectateur. L’inconscient de l’artiste devient un langage crée à partir de la forme : questions rhétoriques, doutes, trompe-l’œil que le spectateur est chargé de résoudre. Certaines de ces créations semblent même transgresser les lois de la physique, incitant à la perception tout en donnant à réfléchir sur les limites de la réalité.
Kar-Sar
2005
Sculpture
Aluminium

Gabriel, artiste autodidacte, se pose davantage comme un précurseur de la technique et du langage que comme un adepte de tel ou tel mouvement – bien que des critiques tels que Rafael Argullol le rattachent au versant non figuratif de la sculpture liée à l’abstractionnisme, propre à la deuxième moitié du XXe siècle. Lui-même affirme : « Le système te donne la réponse qui va dans son sens et cela est incompatible avec la création. » Voici donc un artiste qui désire « se situer à découvert, à l’extérieur du système ». Ce qui lui permet de créer en toute liberté, loin des canons qui ne sont pas les siens, et de se donner la possibilité de briser la norme.
Forma inconscient
1992
Sculpture
Acier inoxydable, aiguilles et verre

On trouve aussi chez lui des métaphores qui sont comme des portes ouvrant sur des abîmes existentiels. Une recherche constante de la matérialité juste, de la forme correcte, de la référence à la nature et au chaos au sein de l’ordre, ou de l’ordre au sein du chaos... Ses œuvres semblent arrêter le temps, ne serait-ce que quelques instants, pendant lesquels les spectateurs – nous autres – jouissent du privilège de cette suspension, qui est un rêve universel. En cet instant de pause absolue, d’absence totale, nous sommes libres de méditer sur les aspects les plus transcendants de notre existence.
To Theion
2009
Sculpture
Acier inoxydable et aluminium coulé peint

Le vide acquiert également une grande importance dans l’œuvre du sculpteur. Le vide, solitude et absence, se transforme en une présence constante, devient forme. « Bien qu’il faille, paradoxalement, construire en premier lieu le vide », affirme-t-il. La plénitude de la forme et son absence s’entremêlent, notamment dans To Theion. Dans cette pièce, le vide est encadré, délimité. La matière semble traverser le creux par la force, en se tordant pour le pénétrer, comme si elle se heurtait à quelque chose de dense. Le vide, en effet, peut être dense, d’une densité écrasante, capable de déformer la matière la plus compacte et la plus dure.
Agn
2008
Sculpture
Bois couvert de clous

Cette sculpture de Gabriel insinue plus qu’elle n’affirme. Plus que les évidences, les subtilités nous désarment, nous obligent à aiguiser notre perception et notre pensée. La vérité s’impose d’autant plus qu’elle se cache. Camouflée entre les formes, elle nous traverse sans que nous nous en apercevions. Elle agit malgré notre impression d’échec cognitif. Elle éveille en nous des doutes à notre insu. Car l’artiste, ici, s’éloigne de toute idée de métaphore. Comme il l’explique, en se détachant du langage qui déterminerait la pensée, on efface aussi l’idée préconçue et la forme pure. La matière émancipée de la préconception se transforme en art libre.
Isin Chetne Tviste
2008
Sculpture
Bois couvert de clous

La recherche de la forme pure est souvent le fil conducteur du travail de l’artiste. Cette forme pure, l’espace qu’elle occupe, le vide qu’elle comble, devient un objet. Un objet qui apparaît devant nous, mais hors de notre portée, de sorte qu’il se transforme en objet de désir. Gabriel, qui défend l’acte de création en lui-même, qui continue à penser « que le pouvoir de l’art consiste à matérialiser quelque chose qui se trouve dans l’intellect », nous montre que la proaction jaillit de sa psyché et se présente à nous, imposante, comme un défi lancé à la nôtre.
Tetragrammanton
2009
Sculpture
Bois couvert de clous

Tetragrammaton nous donne à voir un épiderme métallique. Les clous ressemblent à de petites cellules, dures dans leur composition. Une peau armée où les ondes deviennent presque liquides, comme des pores dilatés, comme des vagues dans l’eau, comme des ondulations sonores. Dureté et élasticité s’entremêlent. C’est aussi une forme pure qui résiste au passage du temps, aux circonstances, aux constructions sociales, à toute présomption. La forme est éternelle et universelle, comme le sont les sculptures de Gabriel. Et c’est en ceci que réside son travail : une recherche incessante, une épuration et une universalité qui transcendent l’artiste.
Cefalomancia
2007
Sculpture
Marbre

Extaticitat de l'estaticitat
2009
Sculpture
Méthacrylate

Paean
2009
Sculpture
Bois couvert de clous

Pleroma
2005
Sculpture
Fonte d'aluminium

Polutropon
2007
Sculpture
Bois laqué

Pro archon
2005
Sculpture


El somriure de bronze
1990
Sculpture


Teratologia del nucli
2007
Sculpture






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