Fundació Vila Casas
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Exposition virtuelle

Assumpció Mateu


Presons íntimes
Début 09/01/2018
Exposition réalisée le 27 Novembre 2008 au 7 Fevrier 2009, à Fundació Privada Vila Casas

Presons íntimes [Prisons intimes]

Assumpció Mateu

 

Deux étapes sur le chemin de la vie

Assumpció Mateu a souhaité relier deux moments importants de sa vie, deux périodes de réflexion et de recherche : le début de sa carrière et la dernière étape de sa production artistique. Deux périodes et deux séries apparemment très différentes, mais qui présentent en réalité une série de caractéristiques communes, qui en outre témoignent puissamment de sa force créative et de sa capacité à garder, depuis toujours, les yeux grands ouverts, à comprendre des langages divers et à s’en emparer. Une méthode qui a porté ses fruits et lui a permis de tracer très tôt son proche...


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EXPOSITION DE PEINTURES: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
Esqueixament vital
1975
Peinture
Technique mixte et matériel sur toile

Grâce à l'union de deux moments importants pour Assumpció Mateu, l'artiste nous présente cette exposition. En elle, il y a deux moments cruciaux dans sa vie, à partir desquels deux séries apparemment non apparentées mais qui, sous la surface, dissimulent à la fois un regard unique et réfléchi, ainsi que l'embellissement et la poésie nés de la " Artiste pour transformer la douleur, le combat et l'angoisse. La première série, qui correspond à la période dans laquelle Mateu a terminé ses études des beaux-arts à l'Université des Beaux-Arts de Sant Jordi en même temps que ses études de design à l'école Elisava, se concentre sur une histoire à laquelle elle appelle "prisons intenses". Avec un langage de références informelles, il parle de la lutte pour la liberté et la censure pendant la dictature de Franco.
Espai interior
1975
Peinture
Technique mixte et collage sur toile

We can understand this first series of Matthew as part of the "art of revolutions" or even "postwar art". Intimate Prisons is a series that the artist made between 1974 and 1975. During the late Francoist years, where repression was still latent, Mateu, along with other characters of his time, used art as a protest. She participating in a theater group sees friends and close friends are imprisoned. The artist reflects on the idea of freedom. It is often considered that those who seem closed have in their power a greater freedom than those who reside out of prison and concludes that freedom always comes from the interior. We see thus in this work, the representation of an interior space, a prison or a window as well and we are located inside it.
Espai interior
1975
Peinture
Technique mixte et collage sur toile

Un autre des éléments que nous pouvons mettre en évidence est l'utilisation des mains et la piste qu'ils laissent derrière eux. Les mains deviennent un symbole de lutte et de liberté. La main devient un symbole d'espoir. Dans ce travail d'apparence minimaliste dans lequel une boîte centrale est une fenêtre sur le monde, l'empreinte laissée par une main noire devient un désir de liberté. Les mains clameur et les combattants sont montrés. Pensez aux manifestations, aux réunions de protestation, aux arguments qui découlent de la volonté sociale de changer. Dans notre esprit, l'image d'une foule peut être clairement formée avec les mains levées. Mateu prend cette image et la transforme poétiquement en un travail de caractère fort. Nous nous trouvons à observer une représentation simplifiée, ce qui n'est pas simple, de l'une de nos grandes armes de combat.
Cosint l'espai
1974
Peinture
Collage sur bois

Nous devrions également souligner l'utilisation de divers matériaux que Mateu applique à son travail. Ceux-ci, typiques de l'informalisme et même de l'art Povera, constituent notre propre langue. Ses œuvres nous font penser à Tapies, Motherwell ou Millàres. Les pièces cousues, cassées et incisées confèrent à l'œuvre une peau devenue à cette époque le symbole identitaire de l'artiste. Cette peau, déchirée, endommagée et parfois reconstruite, est présentée comme un parallèle à la réalité et au temps que vivait Mateu. Une réalité constituée par la répression, brisée et meurtrie, que l'artiste a tenté de coudre ou de guérir. L'utilisation de papier, de carton, de bois, de plâtre et de matériaux plus humbles est un art de "marche", où ces mêmes matériaux sont dignes.
Petjades
1974
Peinture
Technique mixte sur bois

Une autre des traces humaines que Mateu nous laisse dans ses œuvres sont les traces. Nous imaginons l'artiste créant viscéralement une série de peintures, encore plus viscérales. Ceux-ci semblent être nés de la rage et de la lutte. D'un désaccord devant une réalité soumise. Les pieds marquent le chemin où les autres se sont battus. Une traînée de pieds nus, dénués d'artifices, nus, qui semblent représenter une lutte aussi dépourvue d'artifice, où les idéaux, aussi nus sont ce qui compte vraiment. Un horizon sombre divise le travail en deux. Dans la partie inférieure, les graphiques et les pieds forment un espace de résistance vers une seconde moitié supérieure sombre. "Pas un pas en arrière" semble être le leitmotiv de l'œuvre.
Horitzó cremat
1975
Peinture
Technique mixte et collage sur toile

L'idée d'un horizon brûlé rappelle un avenir sans espoir, un présent consommé par les flammes qui détruisent toute forme de croissance sur son passage. Une analogie d'une période Franco passée. Mais les flammes, le feu, peuvent aussi être un symbole de nouvelle croissance basée sur les cendres d'hier. L'artiste elle-même dit. "Il y a une façon de voir et de sentir les choses qui sont spécifiques à chaque individu (...) nous pouvons changer les circonstances, mais la façon de les percevoir est très individuelle. C'est pourquoi je crois que deux états, avec tant de temps intermédiaire, peuvent être plus proches de l'intensité de la façon dont nous les vivons et les exprimons, en termes de contenu et non de forme. " Ce travail fait de nous un pont entre deux époques et nous montre comment, à 30 ans d'intervalle, ils sont vécus et représentés de la même manière. Le sentiment de chacun est intrinsèque à son être et cela nous fait penser que la réalité est ce que nous ressentons. La réalité, le présent, est subjectif.
Olor a cendra
2005
Photographie
Technique mixte sur toile

La présence du feu et sa trace épine dorsale cette deuxième série d'œuvres d'Assumpció Mateu. Bien que nous retrouvions également cette même marque dans les travaux précédents, la série de Bosc cremat est présentée comme l'axe central. Cet élément est basé sur une dualité de concepts opposés. D'une part, le feu destructeur, qui détruit toutes les formes de vie sur son chemin et, d'autre part, un élément créateur. Dans un sens métaphorique, le feu pourrait être un symbole de transformation. L'artiste, qui a toujours donné une importance vitale aux forêts et à la nature, trouve des similitudes entre cet écosystème et sa vie. Le feu qui d'une part détruit, de l'autre purifie. Après avoir traversé une forêt près de Maçanet de Mar, qui avait été dévorée par les flammes, Mateu plonge dans les paysages lunaires de la vie détruite.
L'urna del bosc
2005
Sculpture
Bois et terre

Une boîte sauve la terre de la forêt à l'intérieur. Un petit contenant qui semble contenir un trésor de la mémoire de l'artiste. Parfois, le besoin de stocker, de collecter ou de stocker reflète le désir de l'homme de recueillir et de conserver des souvenirs. Ce sont le symbole et la preuve du propre existentiel. Le souvenir est une commémoration et une réaffirmation que nous avons existé. Le souvenir gardé dans une urne, la personne qui est morte et nous gardons aussi dans une urne, les souvenirs d'enfance que nous gardons dans une boîte, tout cela forme un désir de ne pas disparaître. La personne que nous ne voulons pas faire disparaître, l'enfant que nous ne voulions pas oublier, la terre forestière comme vie que nous voulons continuer à exister et que nous gardons suspecte dans un réceptacle pour la contenir. Mais la vie, l'existence, la mémoire, ne sont pas à l'abri du passage du temps, réprimer ou contenir est un geste en vain qui ne sert qu'à se souvenir.
Dins lo cremat
2004
Peinture
Technique mixte sur toile

L'écorce de l'arbre, matériau et complexe reflète la peau de l'artiste. Les forêts, pleines de vie, les forêts brûlées, pleines d'absence. Mateu, à travers l'impact reçu en présence d'incendies et la perte d'un ami proche, réfléchit sur le manque. Ses œuvres, comme une forêt brûlée, paraissent nostalgiques. Le silence est présent dans les images voisines, les plans détaillés des paysages arboricoles, les peaux d'écorce, les déserts de bois brûlés. La même peau que nous voyons dans la peinture nous fait sentir à l'arrière du nez un reflet de bois carbonisé, sentir légèrement la chaleur résiduelle de ce qui a été détruit, et sentir, surtout sentir en silence "dins lo cremat".
Arbre cremat
2005
Sculpture


Contingut
1986
Sculpture


Fulles vitals
2008
Sculpture


Feridall
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Cercle vital
1974
Peinture
Technique mixte et matériel sur toile

Rastres II
1975
Peinture
Technique mixte et collage sur toile

Caminant
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Poètica d'una realitat. El Bosc
2005
Photographie
Technique mixte sur toile

Els meus arbres
2007
Peinture
Technique mixte sur toile

Presencia en el negre
2004
Peinture
Technique mixte sur toile

L'arbre del desert
2007
Peinture
Technique mixte sur toile





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