Fundació Vila Casas
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Exposition virtuelle

Joan Ponç


Viatge a la vida
Début 30/04/2016
Èxposition réalisée du 24 septembre 2005 au 4 juin 2006 à la Fundació Vila Casas

Joan Ponç, Voyage vers la vie :collection legs Joan Pons Ferrer

 

 

La représentation des sentiments par la culture, vu du monde minéral et biologique

 

Le fou est celui qui se promène dans la vie et qui dit des choses et encore des choses. Quand on l'écoute, on reconnaît les mots, mais on ne parvient pas à en saisir le sens. Et on conclut qu'il divague. Si j'affirme à présent que Joan Ponç est fou, la plupart des gens acquiesceront, car ils apprécient tout à fait la méticulosité de son travail plastique, mais ils n'en perçoivent pas très bien l'intention. C'est comme lorsque quelqu'un s'exprime et sait ce qu'il dit, mais que les autres ne le comprennent pas....


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EXPOSITION DE PEINTURES: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Autoretrat, 1978
1978
Peinture
Huile sur toile

Subversif, acide et amusant. C’est ainsi que Joan Ponç se présente à nous dans son autoportrait de 1978. Il se met en scène au fonds d’un cercueil, le corps osseux. Mais ce n’est pas un personnage inanimé qui s’offre à nos yeux, mais un être énergique et tout à fait vivant. Affichant un petit sourire ironique et moqueur, il nous observe derrière ses lunettes noires et il cache avec ses mains un corps qui fait penser davantage à une créature de science-fiction qu’à un cadavre. Joan Ponç nous sourit de l’autre rive, car pour lui la vie est insignifiante face à la mort.
La cabra
1951
Peinture
Huile sur toile

Cabra [Chèvre] est l’une des œuvres les plus représentatives de Joan Ponç à l’époque de Dau al Set (à partir de 1947). Héritiers du surréalisme, les membres de Dau al Set rejettent le pur automatisme psychique qui domine cette période. Ils pratiquent le surréalisme de l’inconscient mais n’excluent pas la démarche rationnelle et transformatrice, se laissant toujours gouverner par la raison. Ponç préfère la conception à la vision. Il nous présente un paysage décousu avec un personnage central qui s’est sans doute imposé à son esprit, car l’artiste affirmait : « Je ne fais pas mes œuvres, ce sont elles qui continuent à venir à moi ». Pour commémorer le trentième anniversaire de la mort de Joan Ponç et la cession de l’œuvre au Museu Nacional d’Art de Catalunya, en 2014, est parue une publication faisant dialoguer ce tableau avec divers artistes, critiques et auteurs, notamment José Corredor--Matheos, Evru, Vicenç Altaió et Frederic Amat
Caps, ca
1981
Peinture
Huile sur toile

En 1978, à la suite d’une profonde crise religieuse, Ponç commence à exécuter des centaines de dessins. Nombre d’entre eux reflètent l’angoisse de l’artiste. Il crée des personnages issus de son subconscient, mêlant animalité et culture. Une combinaison qui n’est possible que par l’auto-hallucination. Ses peintures revêtent un aspect maléfique qui nous renvoie, dans certains cas, aux caprices de Goya.
Sense títol
1948
Drawing
Encre sur marbre

L’artiste a traversé une période d’expérimentation de toutes sortes de matériaux et de supports. Quant à ses personnages, loin d’évoluer, ils sont restés statiques tout au long de son travail de création, comme s’il s’agissait d’êtres envahissant son esprit ou de la seule réalité que percevait l’artiste. On remarque une équivalence picturale entre le corps et l’image physique de lui-même que l’artiste projette dans ses œuvres. Il est vrai que Ponç n’a jamais pris grand soin de sa santé, et il s’en est toujours ressenti. Ses créations et ses personnages esquissent parfois des sortes d’autoportraits.
La mosca
1965
Peinture
Huile sur toile

N’importe quel stimulant extérieur excitait l’imagination de Ponç. Il suffisait d’un reflet, d’une lumière, d’une ombre, d’un bourdonnement pour que germe son imagination, qui a toujours été un moyen et non une fin. Vers 1965, Ponç connaît une période d’épanouissement personnel et professionnel. Après l’exposition organisée en 1964 par Rene Metrás et son retour du Brésil, son œuvre commence à circuler. Ce qui lui permet de s’installer dans une maison à Cadaqués. Ce n’est qu’en 1968 qu’on découvre, à travers une lettre, que l’artiste s’est à nouveau replié sur lui-même. C’est à ce moment-là que Ponç définit les fondements d’un langage qu’il utilisera jusqu’à sa mort. Celui-ci se caractérise par une viscéralité de la forme et une tendance à la géométrie.
Sense títol
1975
Gravure
Gravure

Dans cette œuvre de 1975, on remarque les images qui jaillissent du subconscient de l’artiste. Images qui oscillent entre le rêve et l’hallucination d’un esprit clairement imaginatif. On trouve également dans sa peinture des réminiscences de rites et d’images afro-américains. Des personnages totémiques, des animaux qui évoquent des déités malignes assemblées dans un esprit surréaliste. Son œuvre se concentre sur la représentation de son âme, envahie par des images métaphoriques, étranges, dangereuses et hallucinatoires.
Suite capses secretes
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Ses œuvres sont souvent présidées par une pulsion érotique refoulée. Il crée des personnages provocateurs issus de sa propre tendance à l’autodérision, qui le pousse à provoquer aussi le spectateur. Cette œuvre, qui appartient également à la période où Ponç exécutait une grande partie de son œuvre dans les salles d’attente des médecins, montre une fois de plus un personnage sorti de son imagination. Cette figure nous apparaît vivante, humaine et monstrueuse. C’est un être métamorphosé où se mêlent la vision humaine et un bestiaire propre à un esprit angoissé.
Suite fons de l'ésser
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Cette œuvre opère une déformation pessimiste de la réalité. Le personnage se retrouve au cœur d’une exagération dramatique. Il est démembré et tragiquement frappé par une force divine qui descend du ciel sous forme de rayon vert. L’imaginaire autosuffisant et l’iconographie organique de cette pièce évoque un homme d’essence rare et magique. La peinture se transforme en une scène de sentiments.
Suite capses secretes
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Souffrant de problèmes de santé, Ponç entreprend sa série Capses secretes [Boîtes secrètes]. Quand il se rend aux consultations, il porte sur lui divers instruments et supports qui lui servent à élaborer les œuvres de cette suite, souvent de petit format. Elles sont dominées par ses fantasmes et ses idées. Il cherche également à provoquer et à se moquer, non seulement de lui-même, mais aussi de tous ceux qui regarderont son œuvre. Dans cette série, les pièces sont sous-divisées : Minigeperuts [Mini-bossus], Estranya [Étrange], Degollats [Égorgés], Caps-espelmes [Têtes-bougies], Èxtasi [Extase], Espurnes [Étincelle], Irregulars [Irréguliers], Degenerats [Dégnérés] et Celestial [Céleste].
Suite fons de l'ésser
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Vers 1971, Ponç s’éloigne définitivement de Rogent (son ancien maître) car il découvre que le dessin consiste à marquer des limites dans l’espace pour faire exister ce qui n’existe pas et que la peinture est aussi, par conséquent, du dessin colorié. Idées contraires à celles de son ancien maître. Ponç éprouve le besoin de représenter son for intérieur et non de reproduire la réalité. Il s’aperçoit aussi que tout homme est un créateur et que c’est au fond de l’être qu’il faut rechercher en secret la source de l’art.
Suite capses secretes
1975
Peinture
Technique mixte sur toile

Home i estaques
1984
Peinture
Huile sur toile

La vida
1971
Peinture
Huile sur toile

Cementiri
1982
Peinture
Huile sur toile

Taüt i cotxet
1975
Peinture
Technique mixte sur toile





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